Seins (mastose) – Fiche pratique n°46

Seins gonflés, petite boule qui roule sous les doigts… Vous êtes sujette à la mastose. La mastose (ou mastopathie kystique diffuse) est un terme qui englobe un certain nombre de lésions bénignes non cancéreuses et non inflammatoires. C’est l’affection la plus fréquente du sein. Il existe deux types de mastoses : non proliférante et proliférante. Le premier cas est le plus fréquent et le plus bénin : il concerne 70% des patientes, et n’accroît pas le risque de cancer du sein. Dans le second cas, plus rare, le risque de cancer augmente légèrement (de 1 à 2 fois).

Une mastose est liée à un déséquilibre hormonal, elle régresse généralement après la ménopause. Les seins ou glandes mammaires sont sujets à des tensions excessives qui génèrent des douleurs les mastodynies (Il convient de ne pas confondre mastose et mastodynie). La douleur est le symptôme majeur. La douleur des seins est l’un des symptômes du syndrome prémenstruel. Les tensions mammaires sont aussi liées aux variations hormonales du cycle. Ces dernières entrainent une congestion douloureuse des seins.

Plusieurs manifestations indiquent la présence d’une mastose :
Seins à texture granuleuse (nodules), zones compactes et denses, hypersensibilité lors des cycles hormonaux.

 
La mastose est due à un phénomène d’hyperoestrogénie : les oestrogènes prédominent sur la progestérone durant la seconde partie du cycle. Cet emballement hormonal modifie la consistance des glandes mammaires et se traduit le plus souvent par un gonflement des seins. Certaines périodes de la vie d’une femme ont un impact sur l’apparition des mastoses car le sein est un organe hormono-dépendant, riche en récepteurs hormonaux, qui le rendent particulièrement vulnérable aux excès d’oestrogènes. Il est donc sous l’influence hormonale de la grossesse (pendant la grossesse, les seins sont stimulés par les oestrogènes, surtout pendant les trois premiers mois)ou d’un traitement hormonal de la ménopause ( à cette période, le taux de progestérone diminue avant le taux d’oestrogènes) trop dosé en oestrogènes. Pour le Dr Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue endocrinologue, la pilule influence la mastose. « Oui, reconnaît elle, cela dépend des composants et des dosages de la pilule : celles dont le climat dominant est plutôt ostrogénique ont tendance à “réveiller” la mastose. D’autres au contraire ont un climat progestatif et atténuent les symptômes mammaires. »

Ce que confirme le Dr Elia « quand une pilule fait mal aux seins, à condition que son dosage en oestrogène soit bas (éthynilestradiol inférieur ou égal à 30 microgrammes), on change simplement de marque en espérant que le nouveau progestatif (gestodène, désogestrel…) soit mieux toléré par les seins …».

Le terme de mastose englobe plusieurs formes de troubles bénins non cancéreux et non inflammatoires. Il faut en outre arrêter le raisonnement “douleur = cancer” qui angoisse les femmes. Cet argument est le plus souvent infondé, car des douleurs mammaires ne signent pas un cancer du sein, qui en général est indolore. En BioSanté le sein est symbole de la maternité et aussi de la sexualité. Toute affection du sein doit prendre en considération ces deux éléments. L’angoisse que génère les douleurs du sein (ou sa densité à la palpation) ne fait qu’augmenter la mastose et les mastodynies. Mais n’oubliez pas que le cancer du sein évolue à bas bruit car il est indolore.
La BioSanté présente des solutions naturelles pour traiter ce problème et rassurer les femmes.

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